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ta Passarge sur laquelle ils pourront faire des réquisitions.

Au maréchal BERNA DOTTE..

Liebstadt, le 20 février Vous trouverez ci-incluses, monsieur le maréchal, les dispositions ordonnées aujourd'hui par sa majesté, sur la position qu'elle est dans l'intention de donner à une partie de son armée. Vous verrez que dans la journée de demain 21 vous devez commencer votre mouvement pour occuper vos cantonnemens de Braunsberg, Holland et Saalfeld. Vous vous conformerez au surplus aux dispositions de l'instruction gé uérale en tout ce qui peut vous concerner.

En attendant que les bailliages soient assignés, et que je vous aie fait connaître la partie du pays sur laquelle devront porter vos réquisitions, ne demandez rien sur votre droite, tirez tout de votre gauche, afin

que
le maréchal Soult ait tout le

pays

entre vous et lui. Lorsque vous aurez assis vos cantonnemens

voudrez bien ordonner à votre chef d'étatmajor de m'en envoyer l'état exact å Osterode.

Quant aux ateliers des corps , il faut les établir en arriere de votre réserve.

vous

A M. DARU, intendant-général.

Liebstadt, le 20 février. Je vous envoie, monsieur l'intendant-général, la

position que l'empereur a cru devoir faire prendre à son armée , etc. La suite des opérations de sa majesté exige que vous fassiez construire sur-le-champ dix fours à Osterode; qu'il y soit établi des manutentions, des magasins suffisans pour nourrir l'armée pendant dix jours.

L'empereur ordonne également qu'il soit désigné deux points intermédiaires entre Osterode et Thorn, dans chacun desquels on formerait des magasins qui contiendraient cinq jours de vivres pour l'armée, ce qui ferait pour vingt jours. Sa majesté ordonne qu'indépendamment de ces vingt jours de vivres , il soit formé à Thorn des approvisionnemens pour vingt autres jours, tant en biscuit qu'en farines.

Donnez yos ordres pour qu'il y ait un hôpital par corps d'armée. Cet hôpital , qui ne devra pas contenir plus de trois cents malades, sera placé en arrière de la réserve de chaque corps; celui du ser corps serait placé derrière Saalfeld., celui du 4e corps derrière Liebemühl, celui du 6' corps entre Allenstein et Osterode, celui du 3e corps en arrière de Gilgenburg. Indépendamment de cet hôpital, chaque corps d’armée devra en avoir un plus grand sur la rive gauche de la Vistule, dans la position que vous ferez déterminer selon les localités.

L'empereur ordonne que quatre grands autres hôpitaux soient établis depuis Osterode jusqu'à Thorn,

et appartenant à l'administration générale. On doit en qutre en établir à Thorn, à Bromberg et dans tout autre point sur la rive gauche, sur les directions de Posen et de Kustrin.

L'empereur a ordonné, monsieur l'intendant-genéral, que je nommasse un général pour commander à Elbing. Son intention est que vous y nommiez un intendant et un commissaire des

guerres, et

que

vous preniez des mesures pour y faire faire trente mille rations de pain par jour, qui seront distribuées aux différens corps d'armée qui en auraient le plus besoin, d'après la répartition qu'en ferait l'ordonnateur Join. ville attaché au grand quartier-général. Il est à désirer qu'on puisse faire une répartition entre les corps d'armée des bailliages et des pays situés entre la Vistule et la Passarge, où ils pourront faire des réquisitions pour leurs vivres et leurs fourrages. Je désirerais avoir un projet à cet égard. Il est instant, monsieur l'intendant-général, que vous fassiez toutes les dispositions, et que vous donniez tous vos ordres, conformément au contenu de cette lettre.

Au maréchal NEY.

Liebstadt, le 21 février, deux heures

du matin.

L'EMPEREUR a vu avec peine, par votre dernière Jettre, que quelques cosaques avaient eu l'air de

prendre l'offensive ; il ne faut

pas
laisser

pousser votre arrière-garde par quatre à cinq cents cosaques. Sa majesté désire donc que dans la journée d'aujourd'hui vous arrangiez votre cavalerie de manière à les attaquer vigoureusement et à les poursuivre plusieurs lieues, jusqu'à ce qu'on les trouve appuyés soit par de l'infanterie, soit par de la cavalerie. L'empereur met de l'importance à cette opération qui mettra un frein à l'audace de ces cosaques. Sa majesté désire que vous encouragiez sa cavalerie , que vous lui fassiez penser que vous avez grande opinion de ce qu'elle peut faire; enfin, monsieur le maréchal, sa majesté désire que vous calculiez votre opération de manière à ce qu'elle puisse faire quelque mal aux partis de cosaques que vous poursuivrez. La poussée que vous leur donnerez servira d'ailleurs de reconnaissance pour connaître les mouvemens de l'ennemi. L'empe

me charge de vous dire qu'il vous a confié le point de Gultstadt comme le plus important; il est nécessaire

que vous ayez une correspondance très - suivie pour m'instruire de ce qui se passe. Vous devez porter une grande surveillance pour

faire bien servir; vous savez assez que dans nos armées rien ne se fait bien que par celui qui les commande. Une fois que vous avez bien établi votre systeme de défense , vous devez opposer des postes de Voltigeurs pour couvrir les principales communica

reur

tions. Veillez aussi à ce que les grandes gardes ou postes de cavalerie , se trouvent non-seulement soutenus par de l'infanterie, mais aussi prescrivez qu'ils changent de place, de manière à ce que l'ennemi ne puisse les trouver de nuit où ils se sont montrés la veille. Après les précautions défensives, reste à combiner quelque opération d'avant-garde ; si l'ennemi s'aventurait, lui enlever des postes, faire par là des prisonniers, et être instruit de ses mouvemens. Il faut, pour ces opérations', prudence , audace, et surtout votre extrême vigilance.

Au général SAVARY.

Liebstadt, le 21 février.

Vous recevrez demain', général, les avancemen's que vous avez demandés à l'empereur pour votre corps d'armée. Je reçois votre lettre du 17, trois heures après midi, que par erreur on avait datée du 28. Je vous dirai de confiance , mon cher Savary, que l'empereur trouve vos dépêches obscures, parce qu'il n'y a pas de division ; il faut d'abord raconter les faits, présenter la position respective des deux armées. au moment où vous écrivez : vous pouvez alors expliquer quelle est votre position; mais en raisonnant il faut avoir soin de distinguer les différentes hypothèses. Songez que la lettre à laquelle vous répondez est déjà loin de la mémoire de l'empereur, et

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