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beaucoup plus faciles les subsistances à tirer de Varsovie. Vous ordonnerez

activité à l'on travaille avec

que la tête de pont de Pultusk; car en cas d'événement la plus grande partie de votre corps d'arınée devrait se retirer sur Pultusk ou sur Ostrolenka : un régiment et quelques pièces d'artillerie se retireraient aussi sur le Bug pour garder la rive gauche de cette rivière. Vous sentez bien que ce que je vous dis là est hypothétique, mais vous prouve la nécessité de travailler à la tête de pont.

Envoyez dans la Gallicie pour savoir si les nouvelles que l'on donne , et qui font connaître que le général Essen se retire , sont vraies.

Je dois vous faire observer qu'il faudra mettre quelque infanterie à Ostrolenka avec deux pièces de canon, sans quoi votre cavalerie serait trop inquiétée : jamais cette infanterie ne peut être compromise , puisqu'en passant le pont elle se trouve couverte.

Au maréchal NEY.

ORDRE.

Villenberg, le 31 janvier. Je vous préviens, monsieur le maréchal, que le grand-duc de Berg et le maréchal Soult se portent demain avec toutes leurs forces à Passenheim; l'intention de sa majesté est que vous vous portiez avec

votre corps d'armée à mi-chemin de Gilgenburg à Allenstein. Vous avez pour exécuter ce mouvement deux routes ; l'une vous conduirait demain à Hohenstein, l'autre passerait derrière les lacs par Demberghoffen; l'empereur vous laisse le maître de suivre celle des deux routes qui vous conviendra, en consultant pour vous décider les circonstances de ce qui se passera devant vous.

Le prince de Ponte-Corvo reçoit l'ordre de mancuvrer dans la nuit du jer au 2, de manière à pouvoir se joindre avec la Grande - Armée , en abandonnant la route de Thorn et en se jetant sur Gilgenburg, en sorte que sa gauche serait du côté de la Vistule et sa droite du côté d'Allenstein. Dans ce cas, il aurait fait prévenir, à Thorn, de ce qui se passe , et y aurait envoyé quelques escadrons pour faire reployer les petits détachemens ou hommes isolés, et prévenir qu'on ne soit pas étonné de l'apparition de quelques cosaques du coureurs de l'ennemi. Si des circonstances inattendues faisaient que le prince de Ponte-Corvo ne pût exécuter cet ordre pour joindre la gauche de la Grande - Armée, et s'il se décidait à continuer sa marche pour couvrir Thorn, il le ferait doucement, en attendant le moment de reprendre l'offensive et de suivre l'ennemi du moment qu'il commencerait à battre en retraite. Dans ce dernier cas, le prince de Ponte-Gorvo n'aurait plus besoin d'avoir de commu

nication avec vous; vous vous livreriez entièrement au mouvement qui vous a été prescrit sur Allenstein. Il est à présumer que l'empereur passera encore la journée de demain à Villenberg.

Au prince de Ponte-Corvo.

Villenberg, le 31 janvier.

L'EMPEREUR , prince, m'ordonne de vous prévenir que le grand-duc de Berg et le maréchal Soult se portent demain avec toutes leurs forces à Passenheim ; le maréchal Ney a ordre de s'approcher d'Allenstein , soit en se portant à Hohenstein, soit en passant derrière les lacs par Demberghoffen. L'empereur désirerait, monsieur le maréchal, que vous vinssiez former sa gauche par une marche de nuit qui tromperait l'ennemi; vous tâcheriez donc de gagner Gilgenburg, et vous vous trouveriez en correspondance par votre droite avec le maréchal Ney : mais alors vous auriez abandonné la route de Thorn; dans ce cas, le régiment de cavalerie légère qui aurait été chargé d'entretenir le feu de vos bivouacs pendant votre mouvement de nuit, se dirigerait sur Thorn au petit pas, et ferait retourner les convois, les détachemens et les hommes isolés, et arrivé à Thorn il préviendrait le maréchal Lefebvre et le commandant de la place de la manoeuvre de l'armée, et vous auriez néanmoins eu soin de les prévenir d'avance.

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Si les circonstances dans lesquelles vous vous trouveriez vous paraissaient rendre cette manquvre difficile, l'empereur vous laisse le maître de continuer à couyrir Thorn, en vous mettant à cheyal sur cette route. Bien entendu, prince, que prévenu comme vous l'êtes du mouvement que fait sa majesté, vous marcherez vigoureusement sur l'ennemi du moment que la nécessité de s'affaiblir devant vous lui fera opérer sa retraite. Dans ce dernier cas, vous enverrez l'ordre à la division de cuirassiers du général Espagne qui est à Thorn, de vous joindre; si celle du général d'Hautpoult est avec vous, dirigez-la sur le corps du maréchal Ney, dont elle suivra le mouvement; dans le premier cas, vous meneriez avec vous la division d'Hautpoult, si elle est à votre corps d'armée, et vous enverriez l'ordre à la division Espagne de vous joindre par les derrières.

Les deux brigades françaises et les Polonais qui sont actuellement à Thorn suffiront pour garder cette ville. Je n'ai

pas

besoin de vous dire, monsieur le maréchal, que sa majesté désirant couper l'ennemi, elle préférerait que vous vous portiez sur sa gauche; mais elle doit s'en rapporter à votre zèle et à vos connaissances d'après la position où vous vous trouverez.

Le maréchal Davout, avec son corps d'armée, se porte sur la droite du maréchal Soult; la garde et le

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maréchal Augereau en arrière. Il est vraisemblable , monsieur le maréchal, que sa majesté passera encore la journée de demain à Villenberg.

Au général GUDIN.

Villenberg, le 31 janvier.

Il est ordonné au général Gudin de partir demain, zer février, avec sa division , pour venir à Villenberg; et comme il est inutile de fatiguer sa troupe, il pourra coucher à Chorzel, et arriver après-demain à Villenberg

Au maréchal DAVOUT.

Villenberg , le 31 janvier.

Sa majesté vient de recevoir votre lettre du 31 å quatre heures du soir. L'empereur approuve que vous ne fassiez demain aucun mouvement, et que vous en profitiez pour rallier votre corps d'armée. Envoyez une avant-garde avec du canon à Villamoven; vous dirigerez toute votre cavalerie légère de manière à faire de fortes reconnaissances sur la route de Nicolaiken à Johansburg; l'infanterie de votre avant-garde occupera également Friedrichshoffen; il paraît impossible que dans les villages qui touchent au lac, les habitans n'aient pas de nouvelles de ce qu'a fait lenniemi; le grand-duc de Berg et le maréchal Soult seront réunis demain å Passenheim;

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