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ordres du général Platow sur Bischopstein, pour

éclairer la marche de la colonne de cavalerie du prince Murat. Il fit avancer aussi dans la même direction six régimens de cavalerie que le manque de fourrages avait obligé de cantonner en arrière. Ceci se passait précisément à l'époque de l'arrivée du feld-maréchal Kalkreuth à Dantzick, avec le renfort de quelques bataillons d'infanterie russe, et de trois régimens de cosaques sous les ordres du général Scherbatow.

Le 16 mars l'armée : russe était ainsi placée :

Le quartier-général du général Benningsen était à Bartenstein;

L'avant-garde du prince Bagration à Launau ;

La cavalerie de l'aile droite, commandée par le général Uwarow, cantonnée dans les environs de Frauendorff ;

La cavalerie de l'aile gauche, commandée par le prince Gallitzin , cantonnée aux eniviroris de Petersagen;

La division du général Ostermann à Konegen ;

La division du général Sacken à Reimerswald;

La division du général Somow à Kuschnitten ;

La division du général Tutschacow à Drevenz ;

La division du général Doctorow à Kervinen;

La division du général Essen à Stabun

ken;

La division du prince Gotschakow à Heilsberg; Le corps

du comte Tolstoi était à Kuschnitten, et son avant-garde, commandée par le général Knorring, à Serburg;

L'hettman Platow, avec ses cosaques et deux régimens de troupes légères à cheval, occupait Ortelsburg et Passenheim;

Le corps prussien du général Lestocq, renforcé d'un détachement de troupes russes sous les ordres du général Kamenskoi , occupait la rive droite de la Passarge, près

de son embouchure devant Braunsberg, et s'étendait par sa gauche jusqu'à Launau; son quartier-général était à Heiligenthal.

L'armée russe, ainsi cantonnée, reçut des renforts considérables, soit par la rentrée des hommes restés aux hôpitaux depuis la bataille d'Eylau, soit par

des

corps tirés des extrêmes frontières méridionales de l'empire. Ces renforts s'élevèrent à peu près à trente mille hommes de toutes armes, en y comprenant plusieurs batteries d’artillerie légère, dont deux furent destinées à soutenir les cosaques de l'avant-garde. Le grand-duc Constantin était arrivé à l'armée depuis quelques jours, et avait pris le commandement de la garde.

L'empereur Alexandre, parti de Pétersbourg le 28 mars , pour venir prendre en personne le commandement de son armée, se rendit d'abord à Memel, où la cour de Prusse s'était retirée. Le roi, qui avait été le recevoir à Polangen sur la frontière, l'accompagna á Konigsberg, et de là à Bar

tenstein, où les deux souverains établirent leur quartier-général.

Après l'attaque de Villenberg, et lorsqu'il fut assuré que toute l'armée russe avait re+ pris ses quartiers d'hiver, et que sa plus forte rhasse occupait une position défensive autour d'Heilsberg, sur les deux rives de l'Alle, Napoléon fit rentrer ses quatre corps d'armée dans leurs quartiers d'hiver , conformément à ses dispositions primitives du 20 février; mais il fit resserrer les can tonnemens, et ordonna l'établissement des camps baraqués. Il fit, augmenter par de nouveaux ouvrages les têtes de pont qu'il jugea à propos de conserver sur la Passarge. . Les commandans des corps d'armée-firent retrancher tous les postes qui étaient sosceptibles de l'être, tant sur la rive gauche de cette rivière qu'entre la partie de son cours et celle de l'Alle, qu'occupaient les corps des : maréchaux Ney et Davout. Le maréchal Ney mit så position en avant de Guttstadt dans un si bon état de défense , que l'avant-garde russe qui occupait

Launau n'osa rien entreprendre; le maréchal Dayout fit aussi fortifier' Allen. stein. Ainsi la ligne des cantonnemens de l'armée française devint de jour en jour plus forte et presque inattaquable; les subsistances étaient assurées par des convois régu. liers, par une sage économie et par une égale distribution des ressources que le pays pouvait fournir. L'armée russe, au contraire, souffrait beaucoup du manque de vivres, et ce ne fut pas le noindre obstacle que rencontra l'empereur Alexandre à l'exé. cution des divers projets d'offensive qui lui furent proposés.

Cette inactivité des deux armées en présence, et pour ainsi dire en ordre de bataille, dans des cantonnemens et sur des positions respectives si rapprochées Pune de l'autre, était toute à l'avantage des Franı çais, puisque Napoléon n'avait d'autre but que de

gagner le temps qui lui était nécessaire pour réduire la place de Dantziek. ;;,

Ce serait ici le lieu de retracer ses dispositions et les soins dont il fut principa

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