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sion Dupas et la cavalerie du général Lorge, pour prendre le commandement du siége de Colberg. Il partit le 29 mars, laissant seulement devant Stralsund la division du général Granjan, composée du 4° d'infanterie légère, le 58° de ligne, les 29 et 7* régimens de ligne hollandais, et le 2° de hussards.

Nous avons déjà indiqué ce mouvement du corps d’armée du maréchal Mortier, et fait connaître les motifs de l'interruption des travaux devant Stralsund; le maréchal ne pouvait les pousser plus vivement, parce qu'il n'avait pas une artillerie suffisante; il s'était borné à tenir cette forteresse étroitement bloquée. Il avait interrompu, ou du moins fort gêné, par des batteries élevées sur le rivage, la communication de la place avec l'île de Rugen. Au moment de son départ pour Colberg, le général Essen, gouverneur de Stralsund, reçut un renfort considérable. Informé du mouvement du maréchal, et que celui-ci avait déjà porté son quartier-général à Grimm, il fit sortir une partie de sa garnison pour attaquer les trou

pes du général Granjan. Le général français concentra ses forces sur le point de Wogdhagen, et soutint pendant deux heures, avec la plus grande opiniâtreté, les efforts de l'ennemi, qui, voyant ses attaques de front inutiles, inancuvra pour couper aux Français leur retraite sur Brandshagen. Le général Granján, pressé par des forces supérieures, se retira sur Greissezwald. Les Suédois se portèrent sur Demmin, et le général Granjan continua sa marche sur Anclam , où il prit position. Il plaça un bataillon de grenadiers et un régiment d'infanterie hollandais à la tête du faubourg, pour couvrir le pont sur la Peene, mais il fut bientôt obligé de porter toute sa division à la rive droite de cette rivière, et de couper le pont. Les Suédois, qui avaient passé la Peene à Demmin, vinrent attaquer la division française à Anclam le 3 avril; le combat fut très-vif et dura une grande partie de la nuit; les Français furent obligés de se retirer sur Uckermunde. Les Suédois, protégés par une flottille de prames et de

que le

gros de leur

chaloupes canonnières, firent plusieurs débarquemens sur la côte de la Pomeranie prussienne, et particulièrement dans l'île de Wollin , tandis troupe, qui avait passé la Peene, continuait de se porter en avant. Ainsi tourné par sa droite et attaqué de front, le général Granjan, pour n'être point entièrement coupé de Stettin , se détermina à se retirer sur cette place, où il arriva le 7, et rallia sa division. Indépendamment de la perte peu considérable que cette division avait faite pendant cette retraite par le feu de l'ennemi, les Suédois avaient pris à Greissezwald et à Anclam environ mille Français ou Hollandais, malades ou blessés; ils avaient aussi enlevé quatre cents recrues hollandais et un détachement de conscrits français qui rejoignaient le

corps

d'armée. Informé de ces événemens, le maréchal Mortier ordonna d'abord au général Granjan de porter sa division à Passevalck; il partit lui-même de Colberg le 11 avril, avec son état-major et les généraux Dupas et

Lorge, pour se rendre à Stettin. Il ramena avec lui le 72° de ligne, un bataillon d'infanterie italienne, le 2e de cuirassiers hollandais et deux escadrons du 3e de chasseurs; ces troupes arrivèrent à Stettin le 13 avril. Le inême jour, le 15e de ligne, la brigade de chasseurs à pied de Nassau, deux cents cuirassiers de divers régimens venant de Berlin, arrivèrent à Passevalck. Le maréchal Mortier ayant ainsi rassemblé sur ce point une force de douze à treize mille hommes, l'organisa de la manière suivante :

La re division aux ordres du général de division Granjan :

15° régiment d'infanterie de ligne; 72° idem; 2o idem, hollandais; 7e idem, idem; 8e idem, idem; in compagnie d'artillerie à cheval, idem.

La 2° division aux ordres du général de division Dupas :

49 régiment d'infanterie légère;

La brigade de chasseurs à pied de Nassau; 58° régiment d'infanterie de ligne;

2o bataillon du zer régiment d'infanterie de ligne italien;

2° compagnie d'artillerie à cheval hollandaise.

La division de cavalerie aux ordres du général de division de Lorge:

Deux escadrons du 3e régiment de chasseurs;

Quatre-vingts hussards du 2e régiment; Deux cents cuirassiers français; 2e régiment de hussards hollandais; 2e régiment de cuirassiers hollandais;

rro compagnie du 6e régiment d'artillerie à cheval.

Quatre pièces de 8 formèrent la réserve d'artillerie.

Les Suédois, dont la force s'élevait à quinze mille hommes, voyant approcher les troupes françaises, et sachant

que

le réchal Mortier, revenu sur ses pas, se disposait à les attaquer, ne poussèrent pas plus loin leur incursion dans la Pomeranie prus

ma

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